Aurélie Thiery, BTS Diététique 2002-2004

Aurelie Thierry

Aurélie, un parcours quelque peu atypique ?

Oui, effectivement ! Après un BAC ES, j’ai fait 3 ans de danse ! Puis j’ai décidé de m’orienter vers la diététique. Ce n’était pas évident car je ne suis pas issue d’une formation scientifique. Mais face à ma motivation, l’IPAC m’a donné ma chance et j’ai pu m’inscrire en BTS Diététique.

Avec le recul que pensez-vous de votre formation ?

Le BTS diététique demande beaucoup, beaucoup de travail. La formation est encore assez scolaire, très encadrée. Je suis satisfaite de l’enseignement que l’on nous a dispensé, mais j’ai une suggestion : parmi les formateurs, l’IPAC devrait solliciter - en plus des diététiciennes libérales - davantage de professionnels de terrain, notamment avec une expérience clinique : diététicien(ne)s en milieu hospitalier, médecin... Ce serait un plus.

Aujourd’hui, que faîtes-vous ?

Je suis diététicienne au sein des Hôpitaux Universitaires de Genève.
J’ai eu l’opportunité, suite à l’obtention de mon BTS, et grâce au réseau IPAC, de trouver un emploi de diététicienne à l’Hôpital Communal de La-Chaux-de-Fonds près de Neuchâtel (Suisse).
Au bout d’un an, voulant me rapprocher d’Annecy, j'ai trouvé un poste à Genève. J’ai dû passé l’équivalence Croix Rouge. En Suisse, le système est un peu différent (4 ans d'études).

Il y a beaucoup d’avantages à travailler en Suisse ?

Ce que j'ai l'habitude de répondre, c'est que d'une part j'ai un travail dans le secteur qui me plaît (ce n'est pas facile de trouver un poste en milieu hospitalier) et que d'autre part, le fait de travailler de l'autre côté de la frontière me permet de travailler à 80% (32 h /semaine réparties sur 4 jours) pour un salaire satisfaisant. C'est appréciable mais il faut avoir conscience des contre-parties : 2 heures de route par jour (fatigue, essence... ), pas de sécurité sociale, retraite à compléter soi-même...
A titre indicatif, le salaire d’une diététicienne débutante est d’environ 73 091 CHF soit environ 44 550 euros bruts pour 40h par semaine.

Une formation = un emploi, qu’en pensez vous ?

Dans l'idéal oui... Mais les places sont chères. Il y a bien du travail pour les diététiciennes mais pas forcément les postes !
Le BTS diététique ouvre des portes : en libéral, dans les milieux hospitalier et sportif, en thalasso, ou encore pour développer l'éducation nutritionnelle.
Au début d’une carrière, je pense qu’il est bon de se faire de l’expérience même à des centaines de kilomètres de chez soi, pour mieux rebondir après !

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